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Dur réveil

Posté : 10 nov. 2007 20:10
par Fourchette
Mon crâne me lance, la douleur est à peine supportable. Ma langue est râpeuse et j'ai l'impression que mon coeur et mon cerveau marchent soit trop vite, soit pas assez....

Je regarde mes vêtements crasseux et les egratignures qui semblent recouvrir l'ensemble de mon corps et me demande ce que je fais là, les muscles endoloris, couché dans une flaque de boue. Soudaine prise de conscience : plus d'armes, plus d'argent !

Je me relève et me met à errer , avec pour seul but de dissiper le mal qui me brûle et l'impression amère d'un désastre imminent, ou pire, d'un désatre s'étant passé récemment. J'aperçois au loin un troupeau de crocodiles en maraude et me hâte afin de ne pas attirer leur attention. Après ce que je crois être une heure de marche sur ce chemin sinueux - si l'on peut appeler ainsi cette piste flanquée d'ornières et entourée de part et d'autre de marais desquels se dégage une odeur pestilentielle - se dessinent aux loin les premiers contreforts de ce qui ressemble à une ville de garnison.

Mais que fais-je là ? Je ne reconnais rien !

Me rapprochant du pont permettant d'accéder au village, j'aperçois une silhouette difforme d'allure vaguement humanoide qui vient vers moi à pas lents. Les vêtements qu'il porte, ainsi que la pénombre quasi-totale qui est tombée depuis mon réveil, ne laissent rien transparaître de la nature de la créature qui approche.


- Par Onu l'ancien !

Je ne pu empêcher un cri de sortir de ma gorge en voyant le visage aux chairs disloquées et à moitié putréfiées de ce qui avait du être, il y a longtemps, un être humain. Mais le plus effroyable était son regard, enfin son absence de regard !

Des yeux vides semblaient regarder très loin derrière moi, en traversant - littéralement - mon corps. Et sans un son, seul une odeur fétide trahissant son mouvement, il se retourne et tend un bras devant lui au bout duquel pointe un index squelettique en direction du village, montrant quelquechose que seul cette pauvre créature semblait voir.

Puis, dans un râle guttural et plaintif, l'être informe s'ecroulait à mes pieds dans un bruit mat. Il était mort et je frissonnais car j'avais l'impression que, pour lui, ce n'était pas la premières fois.

Cependant, un objet sortant d'une des poches du pauvre bougre attira mon attention pendant sa chute. Je ramassais ce qui semblait être un mot griffoné à la hâte sur du papier souillé et maculé de taches de sang ! Des mots étaient écrits dans une langue étrange qui m'était totalement inconnue.

Alar krunik tessar'dol
furg'g'glor melianes
alak'ar vestranis
ogor pech'ar grool

Comme seule signature, apparaissait un pentagramme tracé dans le sang.

Ne pouvant retenir un frisson, je rangeais le mot dans le pli de ma cape elfique. Tout en effectuant ce geste, j'avais une pensée pour Teldrassil, ma terre natale. Car il était manifeste maintenant, que j'étais loin, très loin de cette magnifique contrée elfique, ma chère Patrie !

Chassant la nostalgie de mon esprit, je portais à nouveau mon regard sur la cité lointaine. Et c'est là, alors que je me décidais à tirer les derniers évenements au clair, que je vis les premières flammes s'élever dans les cieux noirs et que j'entendis les premiers hurlements portés par un vent nauséabond.

Comme dans un rêve, je repris ma marche, vers un lieu que je savais, par avance, maudit. Vers un lieu ou le mal à l'état pur, brutal, primal, semblait avoir pris forme.

Mais il fallait que je saches. Il fallait que je vois...



A suivre ....

Posté : 10 nov. 2007 20:15
par Fourchette
Ayant franchi le pont, j'avisais une pancarte qui tenait encore debout par miracle : "Port de Menethil - Avant-poste de l'alliance". Des souvenirs affluaient soudain à ma mémoire, le cri des bêtes nocturnes dans la fôret d'austrivage, l'attaque soudaine que je subis, une vive lumière et ... plus rien !

Seul subsistait encore dans mon esprit embrûmé le souvenir de mon réveil deux heures plutôt.

Mais que fais-je si loin de ma patrie ? Sur un autre continent ? Qui m'a emené ici, quand et par quel moyen ?

Soudain, des grognements sourds me ramenaient à la réalité et me rappellaient le caractère d'urgence qui avait commençé à m'oppresser il y a peu. La panique m'étreignait. Les grognements se refaisant entendre, je pris une grande inspiration afin de chasser la peur qui grandissait en moi.

Je passais le petit pont-levis et entrais dans le bâtiment principal du village, un petit fortin en pierre qui semblait abandonné depuis des siècles, la forte odeur de moisissure ne faisant qu'amplifier ce sentiment. Des décombres et des détritus jonchaient le sol, comme si une immense beuverie avait dégénéré en bataille organisée. Je franchis le pas de la porte pour voir si je pouvais trouver des indices de ce qu'il s'était passé ici.

Un silence angoissant régnait, à présent, dans ces lieux qui suait la peur, mais aussi la douleur et l'horreur.

En rentrant dans la pièce principale, je compris la raison de cette impression, la raison de cette sueur froide qui ruisselait le long de ma colonne vertebrale.

La vision que j'eus, à ce moment-là, fut d'une terreur indicible. Des corps partout ! Mutilés pour certains, déchiquetés pour d'autres, aucuns n'étaient indemnes. Certains de ces corps gisaient dans des endroits ou des positions improbables, tels des pantins désarticulés. Quelles créatures, ou plutôt, quelles choses avaient bien pu faire cela ?

Je ramassais, à la va-vite, une épée longue, deux dagues, un arc et remplissait un carquois de flêches qui étaient dispersées de façon éparse sur le sol quand, soudain, les grognements entendus plutôt recommencèrent. Des sons sourds, étouffés, comme venant du sous-sol m'incitaient à fuir, à courir le plus loin possible, sans me retourner. Mais je savais au plus profond de mon être que cette fuite était impossible, que je devais continuer à chercher à savoir. Pourquoi ? Aucune idée, mais je savais et c'est tout ce qui comptait. Je devais continuer, quitte à pénetrer au fin fond de l'enfer lui-même.

Ce que je m'apprêtais à faire, sans aucun doute, puisque, sans m'en rendre vraiment compte, j'ouvrais une trappe qui se trouvait dans un coin de la pièce. Cette trappe donnait sur l'obscurité la plus totale. J'entourais le pied d'une table des restes de la chemise de lin prise sur le corps d'un soldat mort non loin. Je mis le feu à cette torche de fortune et décidais de descendre l'escalier qui menait au sous-sol.

Un autre grognement, plus audible celui-çi. Plus près, trop près !

Des bruits de succion venaient s'ajouter aux grognements de ce qui ne pouvait être qu'une bête, ce qui rendait l'atmosphère iréélle, tendue, étouffante.

Et c'est là ...



A suivre...

Posté : 10 nov. 2007 20:15
par Fourchette
Reservé

Posté : 10 nov. 2007 20:15
par Fourchette
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Posté : 10 nov. 2007 20:16
par Fourchette
Reservé

Posté : 10 nov. 2007 20:16
par Fourchette
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Posté : 10 nov. 2007 20:16
par Fourchette
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Posté : 10 nov. 2007 20:16
par Fourchette
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Posté : 10 nov. 2007 20:17
par Fourchette
Reservé

Posté : 10 nov. 2007 20:17
par Fourchette
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Posté : 10 nov. 2007 20:36
par vertue
joli foufou , on attends bien sur la suite avec impatience :)

bizz :)

Posté : 11 nov. 2007 9:42
par sheni
attends la suite avec un peu d'inquiétude

Posté : 11 nov. 2007 12:12
par Pedro Layne
Tous pareil :)

LA SUITE!!! LA SUITE!!!

Posté : 11 nov. 2007 19:05
par Fourchette
La suite est là :D

Posté : 11 nov. 2007 20:15
par vertue
on se croirait dans un film d'horreur ^^ brrrrr
la suiiiiiiite !!!!!

Posté : 11 nov. 2007 20:24
par Erborn
vertue a écrit :on se croirait dans un film d'horreur ^^ brrrrr
Bah c'est logique !! Quand Fourchette est là c'est l'horreur !!

Posté : 11 nov. 2007 23:38
par Fourchette
Han !!!!

Spas gentil cà :twisted: :twisted:

Posté : 12 nov. 2007 11:43
par charisham
ouai super la suite foufourche :D

Posté : 12 nov. 2007 11:47
par Gajoul
Bravo Fourchette...
Jolie mise en place psychologique !

J'ai du ressortir mon nounours pour m'endormir !