Il était clair qu'il fallait vite se débarrasser de lui car il pouvait produire de terribles dégâts en très peu de temps. A l'aide de ma linkshell, je prévenais des compagnons d'armes afin qu'ils m'aident dans cette tâche. Très vite, un grand groupe d'aventuriers venant de toutes les nations, se regroupait autour de moi. Il fallait faire vite, nous n'avions pas le temps d'élaborer une stratégie. C'est alors que je décidais de lancer l'assaut, tant pis pour la casse qu'il allait y avoir, mais il fallait agir vite. Les lames s'entrechoquaient, les mages hurlaient leurs sorts à pleins poumons, les soigneurs s'attelaient à soutenir les plus grand blessés. Et moi, en première ligne, je faisais front à Odin. Il était fort, très fort, ses attaques étaient impitoyables. Je tentais tant bien que mal à parer ses coups pendant que mes autres camarades, dont Keelala et son fidèle arc, tentaient de blesser le formidable guerrier. Nous touchions au but, Odin était faible, il décidait d'en finir vite : il commençait l'incantation de son sort le plus puissant et le plus mortel : ZANTETSUKEN.
Alors que je comptais profiter de cette occasion, Odin m'immobilisait. J'étais incapable de bouger, j'étais aussi lourd que de la pierre. Je bouillais intérieurement alors que je voyais mes camarades tomber, les uns après les autres. Face a ce spectacle, je ne pouvais pas ne pas agir. C'est alors que la lumière se déclara. Elle m'envahissait et me donnait une nouvelle force. Elle me libérait de ma malédiction. J'ai pu alors me redresser ,faire de nouveau front à Odin et c'est dans un cri de rage que ma lame s'abattait sur lui. Le guerrier hurlait, son destrier s’effondrait ainsi que son cavalier. Blessé dans son orgueil et dans le plus profond de son âme, Odin tombait, et c'était moi, Ydal Silverfang, qui l'avait achevé. Cet acte, banal à mon sens, me glorifiait de tous les honneurs de la part de mes camarades aventuriers. Bien que Keelala fut triste de ne pas récolter un tel honneur, elle me félicitait. Afin de marquer au fer blanc cet événement, je prenais l'épée d'Odin, sa fidèle Zantetsuken, en guise de trophée.












